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Endométriose et alimentation anti-inflammatoire : les oestrogènes

Mis à jour : avr. 7

L'endométriose touche aujourd'hui beaucoup de femmes. C'est une pathologie multi-factorielle et chronique. Il est très fréquent qu'une femme touchée d'endométriose souffre de troubles digestifs. Cela s'explique en partie car certaines adhérences endométriales s'agglutinent au niveau du côlon, provoquant l'apparition de douleurs. On comprend ainsi le rôle primordial de l'alimentation.


Cet article traite spécifiquement des oestrogènes et de l'alimentation à adopter pour limiter l'imprégnation oestrogénique puisque l'une des caractéristiques principales de l'endométriose est l'hyperoestrogénie relative, c'est à dire l'excès d'oestrogènes souvent lié à une diminution de la progestérone.


Il existe différentes formes d'oestrogènes, le plus actif est l'oestradiol. C'est lui qui est responsable de la reconstruction du tissu endométrial et de sa multiplication.


Il est nécessaire de comprendre que la masse graisseuse de notre corps n'est pas inerte, elle sécrète des oestrogènes et accentue de ce fait l'imprégnation oestrogénique. Il est conseillé de limiter l'apport en mauvais gras, sucre quel que soit son poids. Une alimentation grasse et sucrée favorise par ailleurs l'inflammation.

> Recommandation : apport journalier d'acides gras polyinsaturés en consommant huiles de première pression à froid riches en omégas 3 parmi elles la cameline, le colza ou encore l'huile de lin.


Cet excès d'oestrogènes dans le corps doit être éliminé, c'est au foie de s'en charger. Afin de faciliter la détoxification hépatique des oestrogènes, privilégiez les crucifères, le curcuma, le romarin, le radis noir ...


> Recommandation : privilégiez la famille des crucifères (choux, chou-fleur, brocoli, radis, navet, roquette), les alliums (ail, oignon, poireaux), haricots secs, pois chiche, levure de bière, oeufs ...

De manière générale l'apport en fibres vient diminuer le taux d'oestrogènes.


Enfin traitons le cas spécifique des phytoestrogènes comme le lin et le soja. Les phytoestrogènes que l'on retrouve dans le monde végétal ont une action oestrogénique mais dans certains cas anti-oestrogéniques. Ce qui les rend assez complexes puisque beaucoup de paramètres rentrent en jeu comme leur biodisponibilité, leur concentration en phytoestrogènes, la qualité de la flore de chaque individu, etc.

Les isoflavones contenus dans les produits à base de soja sont en faible quantité et ne posent pas de problème lorsque l'on en consomme modérément.

Le lin est lui très riche en lignagne (autre catégorie de phytoestrogène), c'est l'aliment le plus riche en phytoeostrogène du monde végétal. Sa consommation n'est pas à proscrire pour autant. Les graines de lin réduisent l’inflammation, elles contiennent des omégas 3 et régulent le transit que vous soyez constipée ou à l'inverse avec un transit rapide.

Il faut dans tous les cas être à l'écoute de son ressenti, si vous constatez une augmentation des symptômes suite à la consommation de soja ou graines de lin, alors mieux vaut les limiter. De même pour les femmes ayant subi l'ablation des ovaires (hystérectomie), il convient d'éviter d'en consommer, ce qui serait contre-productif puisque cela créerait de nouveau un terrain oestrogénique. > Recommandation : les graines de lin doivent être moulues pour augmenter l’absorption des omégas 3. Consommez le soja sous la forme de tofu ou yaourt, leur teneur en isoflavones reste faible.


Si vous souffrez d'endométriose et souhaitez un programme nutritionnel adapté n'hésitez pas à me contacter pour un suivi personnalisé. Merci de prendre contact en cliquant ici.

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